Innocence

Voici l'illustration que j'ai réalisée pour le spectacle " Innocence " avec un court métrage " Tu n'as rien entendu... " en prologue de la pièce " Innocentes ".

Tu n'as rien entendu... " confronte une jeune femme d'aujourd'hui à des fragments de mémoire d'un camp de concentration français, celui du Vernet d'Ariège, où les hommes crient leur innocence, les enfants leur peur. Leurs cris investissent le mental du personnage, l'atroce réalité du passé se mêle au présent.

De ce passé émergent sur scène deux femmes tondues, l'une déportée, l'autre « bochie ». La fille légère ou amoureuse rencontre la fille des camps. Un dialogue ouvert, fermé, a priori impossible. Leurs voix s'accordent à l'unisson pour raconter l'horreur, la douleur, la honte, les souffrances. " Innocentes " écrite par Jean Tuffou présente leurs paroles croisées dans un décor d'images et de sons qui accompagnent leurs états d'âme dans leur fragilité, leur complexité et témoignent de la monstruosité de ces actes.

Théâtre et cinéma se conjuguent pour remémorer le passé pour préparer le présent et ouvrir vers un avenir différent, éveiller les consciences, éduquer le regard sur la condition féminine.

Mise en scène de Clotilde Verriès et interprétation de Marie Peylhard & Irène Fabry.

Pour ce travail, j'ai illustré le fait qu'il n'y avait aucune issue pour toutes les personnes déportées dans les camps. D'où la composition qui ferme toute possibilité de sortir de l'image, avec les gardes et les barbelés. Une '' Marianne tondue '' assiste à ce défilé insupportable.

J'ai repris la même méthode de travail que 450 ans d’éducation, c'est à dire l'encrage et l'aquarelle séparés et retravaillés dans Photoshop.

Here is the illustration I've made for the show " Innocence " with a short film " Tu n'as rien entendu... " played just before the theater play " Innocentes ".

" Tu n'as rien entendu... " confronts a young woman today to memory fragments of a French concentration camp, one of  Vernet of Ariege, where men shout their innocence , children their fear. Their cries invest the mind of the character, the horrible reality of the past mingles with the present.

From this past, emerge on stage two mowed women, one remote , the other " nazied ". The lightly girl meets the girl from camps. An open dialogue, closed, apparently impossible. Their voices agree as one to tell the horror , pain , shame and suffering. " Innocentes " written by Jean Tuffou present their crossed words in a setting of images and sounds that support their feelings in their fragility , complexity and demonstrate the monstrosity of such acts.

Theatre and cinema come together to remember the past to prepare the present and open to a different future, raise awareness, educate the look on women's condition.

Directed by Clotilde Verriès and played by Marie Peylhard & Irène Fabry.

For this work , I have illustrated the fact that there was no end to all the people deported to the camps. Hence the composition that closes any possibility of out of the picture , with the guards and barbed wire . A ''mowed Marianne'' witnessing this unbearable parade.

I used the same method to work 450 ans d’éducation, ie the ink and watercolor separated and reworked in Photoshop.

innocence

affiche_Innocence

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